Le chant des bêtes lumineuses
2026-08-09,
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La genèse d’un regard qui n’a jamais cessé de migrer
Francisco Sepúlveda appartient à cette rare lignée d’artistes dont la sensibilité se forme avant même qu’une conscience claire de leur vocation n’émerge. En contemplant son œuvre, j’ai l’impression que son enfance dans la campagne chilienne n’a pas été un simple décor, mais un laboratoire émotionnel où la nature agissait comme une maîtresse silencieuse. Il y a appris que chaque élément du paysage - le son du vent, la texture de la terre, la présence des animaux - porte un savoir qui ne se transmet pas par les voies rationnelles, mais par des résonances intérieures. Cette perception précoce est devenue le fondement d’un regard qui n’a jamais cessé de s’étendre.